Le logement vide : le cas idéal
Bâches au sol en dix minutes, on commence par le plafond et on descend. Pas d'obstacle, pas de meuble à contourner, pas d'enfant qui traverse le couloir. Le séchage est aussi meilleur : l'air circule librement entre les pièces, les couches sèchent plus vite, le résultat final est plus homogène.
La seule vraie contrainte : le planning. Un bailleur qui attend son locataire dans cinq jours, ça ne pardonne pas les imprévus sur le support. Si on ouvre les murs et qu'on tombe sur du plâtre friable sur un pan entier, il faut le dire tout de suite.
Le logement occupé : ça se gère, mais autrement
On travaille pièce par pièce. Les meubles sont poussés au centre, protégés sous bâche. Les sols couverts sur toute la surface. Ça prend plus de temps : les déplacements sont ralentis, certains angles restent moins accessibles.
Ce que les clients sous-estiment souvent : l'odeur. Même avec des peintures en phase aqueuse, ça sent fort dans un appartement fermé. On recommande de bien ventiler, et d'éviter de faire dormir des enfants en bas âge dans une pièce repeinte la veille. Pas de danger, mais l'odeur est réelle les premières 24 heures.
L'erreur classique du bricoleur du dimanche
Acheter un rouleau le samedi matin, commencer le salon le soir. Réaliser que la peinture existante est une vieille finition solvantée sur les plinthes, que le plafond boit comme du papier buvard et que le pot de blanc ne suffira pas pour deux couches. On reçoit ce type de coup de téléphone régulièrement le dimanche après-midi.