L'adhérence de la peinture existante
On gratte un bord de fenêtre avec le couteau. Si la peinture part en feuilles larges, le support est décollé sur une surface importante. On sonde les zones à risque avec le manche de l'outil : un son creux indique un décollement sous la surface qui n'est pas encore visible. Ces zones doivent être purgées entièrement avant toute application.
Si la peinture existante est dure, bien accrochée, sans cloques ni zones friables : le support est repeignable après nettoyage et traitement des fissures. Pas besoin de tout enlever.
Les fissures : actives ou stabilisées
Une fissure fine en surface qui ne bouge plus depuis des années : on la traite au mastic souple, on la couvre d'une bande armée, et la peinture microporeuse fait le reste. Une fissure qui s'élargit au fil des saisons, qui présente un décalage entre les deux lèvres ou qui remonte depuis la fondation : ce n'est pas un problème de peinture. Peindre par-dessus reporte la question de six mois, pas plus.
Mousses et algues : traiter avant, pas après
L'humidité champenoise, les hivers longs et les façades exposées nord favorisent les dépôts biologiques. Peindre par-dessus une façade encrassée de mousses, c'est emprisonner l'humidité sous la peinture. En quelques cycles gel-dégel, la peinture se décolle. La bonne séquence : nettoyage haute pression, traitement fongicide, séchage complet, puis peinture.