Identifier la finition existante avant de commencer
Les volets bois des maisons construites avant les années 90 sont souvent finalisés à la laque solvantée d'origine. Surface lisse, brillante, non poreuse. Appliquer une laque acrylique à l'eau directement par-dessus : ça n'accroche pas. En quelques semaines, la nouvelle laque se soulève en bords d'angle, là où le bois bouge légèrement avec les variations de température. On voit ce résultat régulièrement sur des chantiers faits en une journée sans préparation.
Test rapide : gratter un angle avec l'ongle. Si la finition part en copeaux lisses et brillants, c'est de la laque solvantée. Si ça gratouille en poudre mate, c'est déjà de l'acrylique ancienne.
Ponçage croisé obligatoire
Grain 80 dans le sens du bois pour ouvrir la surface, puis grain 120 en diagonale pour créer une accroche mécanique. Ce double passage en croix est ce qui permet à la sous-couche de pénétrer dans le bois plutôt que de rester en surface. Sur les volets avec des lames fines, attention aux angles : le papier de verre enlève du bois si on force trop sur les arêtes.
Les chants et les parties basses : zones critiques
Le chant inférieur d'un volet bois est la zone qui prend le plus d'eau en hiver. C'est là que les volets pourrissent en premier si la peinture n'est pas assez épaisse ou si le bois n'a pas été traité en profondeur. On applique une couche supplémentaire sur les chants avec une brosse, en forçant la pénétration dans le fil du bois. Un volet dont seules les faces sont peintes dure deux fois moins longtemps qu'un volet entièrement traité.